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GC HP2E, Grande Culture à Hautes Performances Economique et Environnementale

GIS GC HP2E

Groupement d'Intérêt Scientifique Grande Culture à Hautes Performances Economiques et Environnementales

Réflexion prospective sur le rôle du travail du sol dans les systèmes de grande culture

Parmi l'ensemble des techniques culturales, le travail du sol a un statut particulier vis-à-vis de l'évolution des états de la parcelle cultivée et de leurs conséquences sur la production végétale et l'environnement. D'une part, ces opérations affectent l'ensemble des composantes de l'état du profil (physique, chimique et biologique), d'autre part, elles ne peuvent, sauf exception, corriger en cours de culture un état obtenu. Les décisions concernant le choix des dates d'intervention, celui des outils ou de leurs règles d'emploi ont donc d'une importance considérable dans le raisonnement de l'ensemble de l'itinéraire technique et donc de la conception de modes de conduite des cultures minimisant l'impact environnemental.

Le travail du sol modifie la structure des sols cultivés. Indirectement, il affecte donc le fonctionnement du peuplement végétal et par conséquent sa capacité à prélever les éléments minéraux lorsque ceux-ci sont encore dans la zone prospectée par les racines. Mais l’état structural affecte aussi la plupart des processus physiques, chimiques et biologiques qui se déroulent dans le profil cultural (cycle des éléments minéraux et du carbone, devenir des résidus de culture, transferts d’eau et des substances qui y sont dissoutes).

Mais, au rôle indirect du travail du sol sur les processus biophysiques via les modifications de la structure qu’il induit, s’ajoute un rôle direct sur les autres composantes de l’état de la parcelle cultivée. La localisation de la matière organique, celle de certains inoculum pathogènes, celle des éléments minéraux et du carbone ou encore des graines d’adventices dépendent pour une large part du mode de travail du sol. En particulier, le labour, par l’importance du volume de terre concerné et par l’inversion des horizons qu’il entraîne, est la technique dont l’impact sur ces composantes est le plus important. Il importe, dans le cadre de la mise au point d’une agriculture raisonnée, de comprendre ces effets afin d’en tirer le meilleur parti pour optimiser l’emploi des intrants et maîtriser les impacts sur l’environnement.

Selon l’itinéraire de travail du sol pratiqué, les besoins en traction, main d’œuvre et fuel peuvent être significativement impactés sur une exploitation agricole. Au-delà du volet économique, l’émission de gaz à effet de serre et le bilan énergétique peuvent en être modifiés.

Le travail du sol est indéniablement amené à jouer un rôle important dans la mise au point de nouveaux systèmes de culture. C’est ce qui a motivé le souhait d’organiser un séminaire de réflexion prospective sur deux jours, les 4 et 5 décembre 2012, entre experts français, pour :
  • Faire le point technique et scientifique concernant les effets du travail du sol sur différents états du milieu (air, eau, sol)

  • Apporter une réponse précise et circonstanciée à la question : quels rôles le travail du sol et les innovations en matière de travail du sol, peuvent-ils jouer dans la nécessaire transformation de l’agriculture pour faire face aux enjeux auxquels cette dernière est confrontée ?

L’objectif de ce séminaire est à la fois :
  • de réaliser un diagnostic de l’état des connaissances et des références disponibles pour des productions hors contexte tropical

  • d’identifier les « angles morts » que le dispositif de R&D devra combler pour que la construction de systèmes de culture innovants puisse s’appuyer sur un corpus de connaissances aussi complet que possible.

L’organisation de ce séminaire a été confiée à un groupe mixte (INRA/Arvalis) qui a souhaité, pour atteindre ces deux objectifs dans les meilleures conditions, un appui spécifique pour nourrir sa réflexion, et sollicité le soutien du GIS GC-HP2E à travers le recrutement d’un CDD de 12 mois.